Un remède méconnu
L'activité physique n'est pas un loisir secondaire : c'est un soin de première ligne pour la santé mentale
Dans un extrait récent publié par le Vidal, les Prs Chrétien et Vialle rappellent une réalité neurobiologique et physiologique trop souvent sous-estimée : le mouvement est un anxiolytique puissant.
1. Un effet anxiolytique et de régulation émotionnelle
Lorsque l'enfant bouge, la réponse au stress s'apaise de manière mesurable :
Réduction de l'anxiété et renforcement direct du sentiment d'auto-efficacité (confiance en soi).
Prévention des régulations émotionnelles palliatives, en évitant le recours au sucre comme « antidépresseur naturel » ou mécanisme de compensation.
2. Une fenêtre d'opportunité développementale critique
Sur le plan musculo-squelettique, la sédentarité durant l'enfance cause des dommages irréversibles. Comme le soulignent les praticiens : un capital musculaire et osseux non construit durant cette période ne pourra pas être récupéré plus tard.
Quels volumes viser en pratique ?
Les recommandations de l'OMS : Au moins 8 heures d'activité physique globale par semaine, incluant 3 sessions à haute intensité. (Les 2 séances hebdomadaires d'EPS à l'école ne suffisent pas).
Le repère clinique : Au minimum 2 séances de sport par semaine choisies par plaisir. C'est l'adhésion ludique qui garantit la régularité du mouvement et la protection à long terme.
En tant que professionnels de santé et d'accompagnement, promouvoir l'activité physique chez le jeune public fait partie intégrante de la prévention des troubles anxieux et de la santé globale.
